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1. Historique de création En 1989, pour faire face aux charges croissantes qui pèsent sur les unités de terrain, et pour mieux prendre en compte la réalité de la menace, notamment s'agissant de la délinquance de plus en plus mobile et organisée, pour disposer également d'un échelon départemental en liaison permanente avec les autres services d'urgence ou de sécurité publique implantés au même niveau, la direction de la gendarmerie réfléchit à un nouveau concept d'organisation et d'emploi des unités de la gendarmerie départementale. C'est ainsi que les groupements GD de la Somme et de la Seine et Marne ont été chargés d'expérimenter un nouveau concept qui avait été défini par l'administration centrale. Jusque là les brigades oeuvraient de manière autonome de jour comme de nuit sur leur propre circonscription, correspondant à l'époque à un canton. A ce titre, elles étaient chargées de conduire les enquêtes judiciaires et administratives qui leur étaient confiées, mais aussi d'assurer les interventions d'urgence commandées par l'événement sur l'ensemble de leur territoire de compétence, de jour comme de nuit. Au terme de cette expérimentation, en 1990 la direction générale de la gendarmerie nationale décide la mise en oeuvre d'un nouveau concept d'organisation et de fonctionnement qui conduit à créer dans chaque groupement un centre opérationnel armé par 9 sous-officiers et disposant d'une « salle de veille ». Les personnels travaillant sous forme de quart, entre 19 heures et 8 heures. Le nouveau concept modifie uniquement le fonctionnement nocturne des brigades et s'appuie sur la définition de secteurs d'intervention regroupant 2 ou 3 brigades dont l'une au moins, à tour de rôle, est désignée de permanence pour assurer les interventions nocturnes sur l'ensemble du secteur défini auquel elle appartient. Ce dispositif pour fonctionner est basé sur le transfert la nuit de tous les appels dédiés aux brigades vers le Centre Opérationnel de la Gendarmerie (appels TPH ou au portail de la brigade) qui est chargé de commander l'intervention aux unités de permanence à l'intérieur de leur secteur d'intervention. Si la gestion des interventions de nuit constitue la raison d'être du Centre Opérationnel Gendarmerie, d'autres missions lui sont dévolues en relation avec le renseignement : - Centraliser l'information dans les domaines de la police judiciaire, de l'ordre public et de la circulation routière. Le 1er mars 1994, le dispositif qui a montré son efficacité connaît une nouvelle évolution. Les secteurs d'intervention définis pour l'intervention nocturne des brigades ont également un rôle dans le fonctionnement de jour des unités. Pour formaliser cela les commandants de groupement sont chargés d'établir un document officiel, validé par la hiérarchie, appelé : Le plan départemental d'organisation de la permanence du service qui fige le principe de la sectorisation des unités de jour comme de nuit . Si le dispositif adopté la nuit pour les interventions demeure, le jour les unités d'un même secteur peuvent organiser leur service en mettant en commun leurs efforts opérationnels et leurs moyens. Pour autant, durant cette période, ces dernières gèrent toujours leurs appels téléphoniques et leurs interventions de manière autonome sans que le COG intervienne. La coordination de l'action de jour des unités d'un même secteur est placée sous la responsabilité du militaire le plus ancien dans le grade le plus élevé. Pour autant chaque commandant de brigade d'un même secteur conserve ses prérogatives de commandant d'unité. Le 1erfévrier 2006 la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale décide la création des Centre d'Opérations et de Renseignement de la (CORG) au sein des groupements. Ces services sont placés sous l'autorité d'un officier et fédèrent l'activité complémentaire du Centre Opérationnel Gendarmerie et de la cellule renseignement qui avait été créée au sein des groupements en 1994 pour faciliter l'exécution de la mission de renseignement qui incombe à cet échelon de commandement et pour mieux distinguer la fonction de conduite opérationnelle de celle relative à la mission de renseignement. Ils se composent de deux entités distinctes mais complémentaires : 2. Sa composition et son fonctionnement 21. La cellule « commandement » du CORG L'officier
qui la
compose
assure les taches de commandant d'unité et de correspondant
opérationnel du commandant de groupement.
22. Le CORG « opérations » Fonctionne 24 heures sur 24 par quart. Les 16 militaires de ce service assurent la gestion de l'intervention des unités disponibles la nuit en s'appuyant sur le dispositif de service de nuit qui leur a été adressé par les compagnies de GD, soit directement ou sur ordre du commandement (plan de recherches). Les appels dirigés vers les unités territoriales sont déviés à 20 heures vers le CORG opérations. Tous appels effectués à partir du 17, dits « appels d'urgences » sont déviés 24 H/24 H vers le CORG opérations. Assurent le suivi de l'évènement en rendant compte de son évolution Assurent la coordination avec les CORG limitrophes (ce qui est de plus en plus le cas depuis la création d'un échelon opérationnel du niveau de la région de gendarmerie) Facilitent le travail des militaires intervenants en provoquant les concours qu'ils sollicitent (dépannage, médecin, interventions des secours...) Font appel aux moyens spéciaux (hélicoptère, maîtres de chiens, TIC...) Répondent utilement à toutes les demandes de renseignements Effectuent l'interface avec les salles de commandement et d'opération des divers services départementaux ( police ; pompiers ; SAMU ) Gèrent le fond documentaire, les fiches d'intervention, les plans.
23. Le CORG « renseignement » Les 4 militaires de ce service sont chargés de centraliser les renseignements recueillis par les unités sur le terrain en matière d'ordre public, de police judiciaire et de défense, de les mettre en forme et de les transmettre à la hiérarchie et aux autorités administratives et judiciaires ayant besoin d'en connaître. Cette mission nécessite une collaboration étroite de tous les instants entre le CORG « opérations » et eux.
3. Les évolutions du CORG L'évolution la plus récente est intervenue en mai 2007 avec la centralisation de tous les appels 17 (filaires et portables de jour et de nuit). D'autres sont annoncées début 2009 et portent sur le remplacement des logiciels qui intégreront une cartographie, la géolocalisation des patrouilles, des aides à la décision, une passerelle directe entre le service nocture des unités et son exploitation au CORG et un système d'information et de communication des renseignements d'ordre public et de défense plus élaboré. La volonté de la DGGN est de professionaliser encore plus les CORG en les dotant de moyens modernes et adaptés de gestion de l'événement et en engageant une formation de haut niveau des opérateurs.
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